L’été de mes 50 ans ou comment bien fêter le demi-siècle ! Sors de ta cour
États-Unis,  Loin de notre cour, le Monde!

L’été de mes 50 ans ou comment bien fêter le demi-siècle !

C’est bien connu, on a 50 ans juste une fois dans la vie et ça se fête. Sans vouloir ne péter la balloune de personne, on a 49 ans et 51 ans juste une fois aussi. Alors, pourquoi on devrait fêter plus à 50 ans ? C’est parce c’est un jalon, un accomplissement. C’est un demi-siècle de vie ! Pour plusieurs, la cinquantaine, c’est une dizaine de changements importants. On finit de payer la maison. On a une carrière établie depuis un moment et le revenu qui l’accompagne. Les enfants vieillissent et sont de plus en plus autonomes. Finalement, on se retrouve avec plus de liberté et plus de ressources pour encourager nos loisirs… et nos vices.

Y aller à fond !

Vous vous doutez bien que je n’ai pas raté l’occasion de célébrer en grand. Le gars qui fête même quand il n’a pas d’autre bonne raison que le weekend n’allait pas laisser aller la chance d’en rajouter une couche avec l’excellente excuse qu’est un changement de décennie, voire même, un changement de demi-siècle. Il fallait que ce soit fantastique, mémorable, extraordinaire, inoubliable, intense, spectaculaire… les superlatifs me manquent. Pas simple de faire rentrer tout ça dans un weekend, impossible, en fait. C’est pour ça que j’ai étalé ma fête sur tout l’été. J’ai même débordé un peu avant et un peu après. Je l’appelle quand même l’été de mes 50 ans et je vous propose de partager mon aventure sous forme de chroniques. Il y en aura quelques-unes, une par activité principale et je commence par la plus extravagante et, le hasard faisant bien les choses, ça s’adonne que c’est la première chronologiquement aussi.

J’ai plusieurs amis qui fêtent leur cinquantième la même année que moi. Ce sont des amis de l’école ou des amis qui m’entourent depuis maintenant plus de 30 ans. Au tout début de l’année, trois d’entre eux et moi décidons de partir et aller passer une longue fin de semaine quelque part où on peut faire la fête. Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour décider. Quelques bières et quelques ailes de poulet autour d’une table dans une brasserie sportive, une discussion sérieuse de trois minutes et une décision unanime. On a choisi la ville de party par excellence, la capitale du vice : Las Vegas ! Il ne nous restait plus qu’à déterminer quand on serait tous disponibles et booker.

Source ; Bally’s Hotel and Casino

VEGAS BABY, YEAH !

C’est au mois de mai que ça se passe, du jeudi au lundi, quatre jours à combler dans la ville de tous les excès. On part assez tôt le matin pour se donner une chance d’arriver et de ne pas perdre notre soirée. On s’établit au Bally’s Hotel and Casino. L’hôtel est localisée sur la strip, en plein milieu de l’action. Ce n’est pas la place la plus connue ni la plus somptueuse, mais on a un bon prix pour les quatre nuits et on ne s’en servira que pour passer quelques heures de fin d’après-midi au bord de la piscine et pour dormir.

On est parti avec un plan relativement simple. On voulait manger une bonne bouffe, voir le Grand Canyon, jouer une ronde de golf dans le désert et voir un spectacle. Quatre jours, quatre activités. On en a profité pour visiter en masse, faire le tour des gros casinos (Bellagio, Ceasar’s Palace, Venitian, New York New York, Paris, etc.). Les garçons voulaient aussi jouer un peu, ce qu’ils ont fait. Pour ma part, le démon du jeu ne m’habite pas. Je n’ai pas mis ne serait-ce qu’un trente sous dans une machine. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de gagner, j’ai juste plus envie de ne pas perdre. Évidemment, à travers tout ça, on a bouffé, fêté, rigolé, picolé et ainsi de suite, mais mon récit ne comprendra pas tous les détails. Après tout, ce qui se passe à Vegas reste à Vegas, en majorité. Il faut protéger les innocents.

La bouffe

Le premier soir, après quelques breuvages au bord de la piscine et un peu de planification pour les jours à venir, on est allé se payer la traite au Eiffel Tower Restaurant. C’est le resto chic du Paris, le casino qui a une réplique de la tour Eiffel comme emblème. Le restaurant se situe dans la tour et offre une vue spectaculaire de Las Vegas de nuit. On a tous pris un plat différent et on a tous été littéralement éblouis par la qualité de notre repas : des plats super fins avec une présentation impeccable et des saveurs exquises. Facilement un des meilleurs repas que j’ai mangé au restaurant à vie, je vous recommande donc chaudement cet établissement.

Par contre, ici, je vous fais une petite mise en garde. Faites attention à certaines combines que les serveurs utilisent quand ils vous offrent du vin. Vous allez choisir un vin qui convient à votre budget, le serveur va vous présenter une bouteille avec le même nom, de la même maison, mais une coche au-dessus de ce que vous aviez choisi. Si vous ne portez pas attention et dites oui, le serveur va vous servir ce vin que vous allez trouver fabuleux et vous ne vous en rendrez compte seulement  lorsque la facture va arriver. On se l’est fait faire deux fois là-bas. Malgré ce petit accroc, ça a été une expérience gastronomique sublime.

L’été de mes 50 ans ou comment bien fêter le demi-siècle ! Sors de ta cour

Le gros trou

Le tour d’hélicoptère de l’aéroport de Las Vegas jusqu’au Grand Canyon est très populaire. Il est affiché dans toutes les brochures de tourisme de la région. Il est aussi très cher. Me disant qu’il y a très peu de chance que j’y retourne, j’ai payé la petite fortune pour faire ce tour, un peu plus de 800 $, une fraction considérable de la facture totale du voyage et ça valait chaque dollar.

Ils sont venus nous prendre à l’hôtel en limousine et nous ont amenés à l’aéroport. Ensuite, on a eu un briefing sur le déroulement de l’après-midi et on est embarqué. L’hélico porte relativement confortablement sept personnes incluant le pilote. On a partagé notre envolée avec un couple de nouveaux mariés qui avait inclus cette activité dans le cadre de leur voyage de noces. Le vol est de moins d’une heure entre la ville et le trou et on passe par-dessus le barrage Hoover et le lac Mead. C’est magnifique. Mais le party commence vraiment une fois rendu dans le canyon. Le pilote vole en dessous du bord du trou et on se promène au-dessus de la rivière. On passe de vues extraordinaires à vues à couper le souffle. L’hélicoptère se pose sur une terrasse dans le canyon et le pilote nous offre un petit pique-nique accompagné de mousseux.

Finalement, on retourne en ville. Au décollage, le pilote survole la terrasse jusqu’à sa fin et on passe d’une altitude de quelques mètres à plus d’un kilomètre en passant le bord de l’aire d’atterrissage qui est en fait une falaise, petit chatouillement de vertige assuré. Le vol vers la ville est sans surprise, mais avant de se poser à l’aéroport, le pilote nous fait faire le tour de la strip, question de la voir de jour. Oui, c’est ridiculement cher pour une expédition de 3 heures. On peut faire un voyage tout inclus d’une semaine dans une destination soleil pour le même prix. Mais c’est une expérience inoubliable.

Les 18 petits trous

Dans notre groupe, il y a un gros golfeur, deux moyens golfeurs et un gars qui aime dire qu’il va jouer au golf quelques fois par année. Je vous laisse deviner lequel je suis. Il n’était pas question qu’on aille à Vegas sans aller s’épivarder sur une piste de golf. Qu’on soit clair : C’est une aberration totale, un terrain de golf dans le désert. Les fairways et les greens ont besoin d’une quantité d’eau importante pour rester verts dans n’importe quel environnement, mais là, c’est sec, sec, sec. Je n’arrive même pas à imaginer combien de litres sont requis pour conserver la manucure du terrain.

On a pris notre départ quand même relativement tôt. L’objectif étant de ne pas jouer passé 14 h alors que la température est la plus élevée. Ça n’a pas été simple de se lever, disons qu’on avait un peu célébré notre vol en hélicoptère en revenant la veille. Qu’à cela ne tienne, on était dans le taxi à 7 h et on a pris le petit déjeuner au club de golf. Tee-off vers 9 h dans un panorama splendide. Déjà que je suis un piètre joueur, le terrain n’était pas facile en plus. J’ai bien perdu plus d’une dizaine de balles. Au Québec, quand la balle sort du terrain, on passe quelques minutes à la chercher. Là-bas, quand la balle sort du terrain, on en sort une autre notre sac. C’est qu’ils ont des vilaines bestioles qu’on n’a pas ici, eux. Les serpents à sonnettes et les scorpions nous convainquent assez rapidement de ne pas nous aventurer hors du terrain.

Le show

C’est l’autre chose qu’il est impensable de ne pas faire en allant à Vegas. Tous les plus gros shows sont là. Plein d’artistes comme notre Céline y sont résidents et il y a les multiples shows du Cirque du Soleil. Il y en a pour tous les goûts et il y en a à tous les prix. C’est sur une recommandation qu’on va voir Le Rêve présenté au Wynn’s. C’est un spectacle aquatique qui a lieu sur une scène qui est parfois solide et parfois liquide au milieu d’un théâtre circulaire. On accompagne une jeune fille dans son rêve peuplé d’acrobates spectaculaires dans un environnement où le feu et l’eau se battent pour gagner ses faveurs. Il n’y a aucun mauvais siège dans la salle puisque l’action se déroule vraiment à 365 degrés, mais les quelques premières rangées sont à risque de recevoir des éclaboussures. C’est un excellent spectacle qui nous fait complètement oublier nos soucis. J’en suis sorti ravi.

Toute bonne chose ayant une fin, après quatre jours incroyables, il fallait revenir à la maison. Las Vegas a été fidèle à sa réputation. Tout est extravagant, exagéré, surréel et la moindre activité est dispendieuse. J’imagine que c’est possible d’y aller sans dépenser trop, mais pourquoi y aller alors.  Si on ne veut pas dépenser, on est mieux de choisir une autre destination. Toute la ville est organisée de manière à faire circuler l’argent. Ils veulent votre bien et ils l’auront. J’ai beaucoup apprécié notre voyage dans la ville du vice, mais je ne crois pas y retourner. Las Vegas : Check.  Le monde est trop grand pour se limiter. Mais quand même, quel botté d’envoi pour l’été de mes 50 ans ! Je vous offre la suite bientôt !


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